Depuis sa fondation, l'association organise des activités de réseautage pour les femmes de l'industrie : architectes, ingénieures, entrepreneures, gestionnaires. Les travailleuses de métier y sont présentes, mais souvent minoritaires. Leur quotidien diffère pourtant de celui des professionnelles de bureau : horaires de chantier, équipes presque entièrement masculines, rapports directs avec les contremaîtres.
C'est pour elles que la soirée du 17 septembre a été pensée. Pour l'une des premières fois, l'événement était réservé aux femmes de terrain. Le but : leur permettre de parler de leurs conditions de travail entre personnes qui les partagent.
Pour plusieurs participantes, l'occasion d'échanger entre elles a pesé autant que le reste de la soirée. « Parler entre nous, ça nous fait du bien. On se donne des conseils. » Pour une autre, la soirée est arrivée au bon moment : « Si je n'étais pas venue ce soir, je ne suis pas certaine que j'aurais eu la force de poursuivre ma formation. Mais grâce à vous, maintenant, oui », confie-t-elle.
Les échanges ont aussi fait ressortir le besoin d'être reconnues pour leurs compétences. « On nous voit comme des femmes, et non comme les professionnelles que nous sommes. »
Un outil commenté par celles à qui il s'adresse
La soirée servait aussi à présenter un outil développé par Les Elles de la construction et leur partenaire Ozex. L'outil vise à soutenir le bien-être physique et mental des femmes de l'industrie. Il propose des parcours interactifs, chacun centré sur une situation courante sur les chantiers, tels que :
- Prendre ta place sur le chantier : exprimer tes limites au travail. Entre la pression du rythme, les attentes et les dynamiques d'équipe, dire non n'est pas toujours simple. Ce parcours aide à reconnaître ses limites, à se sentir en droit de les exprimer et à le faire clairement.
- Prendre sa place sans se perdre : naviguer sa féminité en milieu masculin. Ce parcours offre un espace pour réfléchir à ce que signifie être une femme dans un milieu où la féminité est souvent mise à l'épreuve, et pour s'approprier sa propre façon de la vivre au travail.
- Désamorce-moi, je me sens coupable. Conçu pour les moments où la culpabilité revient en boucle, il demande à l'utilisatrice de situer où elle en est, puis lui propose une stratégie simple pour prendre du recul.
Une fois retravaillé à la suite des commentaires, l'outil sera bientôt disponible exclusivement pour nos membres.
Prochaine rencontre en février
La prochaine soirée Femmes de métier aura lieu en février 2027, à Montréal et à Québec. Restez à l’affut.
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